Prix du carburant, Leclerc annonce une baisse jusqu’à 30 centimes par litre

Après plusieurs jours de flambée à la pompe, Michel-Édouard Leclerc a annoncé une baisse prochaine des prix dans les stations E.Leclerc. Le dirigeant a aussi indiqué que le mouvement devait concerner Système U. Cette annonce intervient après un fort pic lié aux tensions au Moyen-Orient, alors que certains prix avaient approché, voire dépassé, 2 euros le litre selon les réseaux et les régions.

Une baisse promise en deux temps

Invité de franceinfo le 11 mars, Michel-Édouard Leclerc a expliqué qu’un accord avait été trouvé avec les raffineurs, en lien avec Système U, pour enclencher un repli rapide des prix. Il a détaillé une baisse en deux étapes, avec d’abord 23 centimes de moins par litre, puis 7 centimes supplémentaires, soit environ 30 centimes au total.

Le patron des centres E.Leclerc a aussi dénoncé la rapidité avec laquelle la hausse du brut s’était répercutée sur les prix à la pompe. Selon lui, certains acteurs du marché ont anticipé très tôt la hausse et sécurisé leurs marges au plus vite.

E.Leclerc et U veulent ouvrir le mouvement

Michel-Édouard Leclerc assure que les enseignes E.Leclerc et Système U veulent être les premières à répercuter la détente des cours. Il a ajouté que d’autres grands distributeurs, comme Intermarché ou Carrefour, pourraient suivre. À ce stade, il s’agit donc d’un mouvement engagé par une partie de la grande distribution, avec l’espoir d’un élargissement dans les jours suivants.

Un raffineur transforme le pétrole brut en carburants utilisables, comme l’essence ou le gazole. C’est à ce niveau que se joue une partie importante de la formation des prix avant leur affichage dans les stations-service.

Une baisse qui dépend du réapprovisionnement

Sur le terrain, cette baisse ne devait pas apparaître partout au même moment. Michel-Édouard Leclerc a précisé qu’elle serait visible au fil des réapprovisionnements. En clair, les stations devaient d’abord recevoir les nouveaux volumes à moindre coût avant d’ajuster leurs prix.

Cette précision est importante. Plusieurs reportages publiés après l’annonce ont montré que la baisse promise n’était pas encore pleinement visible dans de nombreuses stations quelques jours plus tard. Cela s’explique notamment par les stocks déjà achetés plus cher et par les délais logistiques entre l’accord commercial et son effet concret à la pompe.

Des prix encore très instables

Le dirigeant d’E.Leclerc a toutefois prévenu que ce recul pouvait rester temporaire. Tant que la situation au Moyen-Orient reste tendue, les prix peuvent remonter rapidement. Cette forte volatilité, c’est-à-dire des variations brutales et fréquentes, touche à la fois le pétrole brut et les carburants raffinés.

Le gazole reste particulièrement surveillé. Il a encore progressé en France ces derniers jours, avec une moyenne nationale signalée autour de 2,07 euros le litre mardi 17 mars. Cela montre que la détente annoncée par certains distributeurs ne suffit pas encore à effacer la pression générale sur le marché.

L’annonce de Michel-Édouard Leclerc offre donc une perspective de répit pour les automobilistes. Mais à ce stade, la baisse reste progressive, inégale selon les stations et dépendante d’un contexte géopolitique toujours très instable.

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