RN Dordogne : Guillaume Forquet de Dorne prend les rênes du département et vise chaque canton d’ici 2028

Un nouveau délégué pour conquérir la Dordogne

Guillaume Forquet de Dorne, 35 ans, a été officiellement présenté comme le nouveau délégué départemental du Rassemblement national en Dordogne, dimanche 26 avril, devant quelque 200 sympathisants réunis à Boulazac. Il succède à Florence Joubert à la tête d’un mouvement qui revendique désormais plus de 1 100 adhérents dans le département.

Nommé pour cinq ans, ce conseiller économique du groupe RN à l’Assemblée nationale entend conjuguer ses responsabilités parisiennes en semaine avec un engagement de terrain bénévole chaque week-end en Périgord. Une double casquette assumée au service d’une ambition clairement affichée.

Une stratégie de maillage territorial sans précédent

Le nouveau délégué ne cache pas ses objectifs : implanter le RN dans chaque canton de Dordogne avant les élections départementales de 2028. « Notre but, c’est déjà d’avoir une tête, un nom, dans chaque canton, des personnes bien identifiées partout en Dordogne », a-t-il déclaré devant les militants.

« Notre réussite, ce serait d’avoir un binôme en lice dans chaque canton pour les départementales de 2028 », a-t-il précisé, fixant ainsi une feuille de route concrète à ses troupes. Un travail de fourmi, canton par canton, marché par marché.

Un terreau favorable : la Dordogne, terre lepéniste

La Dordogne constitue un bassin électoral particulièrement favorable au mouvement. En 2022, Marine Le Pen y avait obtenu 25,68 % des voix au premier tour de la présidentielle, avant de rassembler 48,5 % des suffrages au second tour — soit sept points au-dessus de la moyenne nationale.

C’est dans ce contexte porteur qu’Edwige Diaz, figure tutélaire du RN régional, a apporté son soutien au nouveau délégué, affirmant que « nous sommes tous des marinistes » et espérant que la présidente du parti ne soit pas empêchée par la justice de briguer l’Élysée en 2027.

La question de l’inéligibilité de Marine Le Pen

Le 7 juillet prochain, la cour d’appel rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Ce verdict déterminera si Marine Le Pen sera frappée ou non d’inéligibilité, hypothéquant potentiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Le pouvoir d’achat, fer de lance de la mobilisation

À l’entrée de la salle de réunion, des tracts illustrés de pompes à essence et ornés des portraits de Marine Le Pen et Jordan Bardella résumaient le message central du mouvement : « Face à la flambée des prix, baissons les taxes. »

Guillaume Forquet de Dorne a martelé : « Tout le programme du RN s’applique ici, il y a tellement de gens frappés par la crise. » Une rhétorique du quotidien, ancrée dans les réalités économiques d’un département rural durement touché par l’inflation.

Sarlat, premier pas vers une ambition plus grande ?

Tête de liste aux dernières municipales à Sarlat, Guillaume Forquet de Dorne avait terminé cinquième et dernier du premier tour avec un peu plus de 8 % des suffrages. Edwige Diaz préfère retenir qu’il avait réussi à constituer la toute première liste RN dans cette sous-préfecture.

Interrogé sur une éventuelle candidature aux prochaines législatives dans la circonscription du Périgord noir — la seule des quatre circonscriptions départementales à avoir échappé au RN en 2022 —, le nouveau délégué a répondu avec un sourire : « Chaque chose en son temps. »

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