Le ministre de l’Éducation défend l’hymne national face aux provocations de la gauche radicale
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a fermement rappelé, mercredi devant le Sénat, que la Marseillaise se chante et ne se siffle pas — répondant ainsi à la polémique déclenchée par le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui avait osé légitimer les sifflets contre l’hymne national.
Interpellé par un sénateur sur les élus qui « légitiment » le fait de siffler la Marseillaise, Geffray a tranché sans ambiguïté : « Quand on est élu de la République comme quand on est écolier, on ne siffle pas la Marseillaise, on la chante. »
Une déclaration solennelle sur le sens de l’hymne
Le ministre a rappelé avec emphase la dimension sacrée de cet hymne fondateur : « On la chante comme un murmure quand on est résistant. On la chante avec joie quand on célèbre la France qui gagne au football. Mais quoi qu’il arrive, on la chante. »
Il a conclu par un appel direct à ses interlocuteurs : « Si jamais vous entendez quelqu’un la siffler, par pitié, chantez-la. » Une formule qui résume à elle seule ce que la gauche radicale semble avoir oublié : la Marseillaise n’appartient pas à une faction, elle appartient à la France.
Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis : le sifflet comme « droit populaire »
Tout est parti d’une déclaration publiée le 16 juin dans le journal L’Opinion. Bally Bagayoko, fraîchement élu maire de Saint-Denis sous l’étiquette La France Insoumise, avait affirmé que « siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire ».
Ces propos ont immédiatement suscité une vague d’indignation, notamment à droite et à l’extrême droite. Peut-on vraiment s’étonner qu’un élu LFI, héritier d’une tradition politique qui a toujours entretenu une relation ambiguë avec la nation française, en vienne à justifier l’outrage à l’hymne national ?
Acculé par les critiques, Bagayoko a tenté de se défausser, assurant qu’« expliquer un phénomène n’a jamais signifié l’encourager » et que sa démarche relevait de « l’analyse et de la réflexion, pas de l’incitation ». Une pirouette sémantique qui ne trompe personne.
Saint-Denis, symbole d’une France qui se déchire
Le choix de Saint-Denis comme décor de cette polémique n’est pas anodin. C’est précisément au Stade de France, situé dans cette commune, que la Marseillaise avait été copieusement sifflée lors du match France-Algérie en 2001, puis lors de la finale de la Coupe de France entre Lorient et Bastia en 2002.
Ces épisodes douloureux avaient alors choqué la France entière. Deux décennies plus tard, le maire de cette même ville croit bon de les réhabiliter comme acte de « réplique populaire ». Voilà où mène l’abandon de l’exigence nationale au profit d’un cosmopolitisme militant qui n’a de cesse de relativiser, voire de souiller, ce qui fait la France.
