Migrants en Libye : quand l’UE assume enfin ses responsabilités aux frontières

Migrants en Libye : Amnesty International met en cause la politique migratoire de Bruxelles

L’ONG Amnesty International a accusé, le 23 juin, l’Union européenne d’être complice des abus commis contre les migrants en Libye, où arrestations massives, détentions arbitraires et expulsions forcées se sont considérablement intensifiées ces derniers mois.

Le soutien européen aux garde-côtes libyens au cœur du débat

Au cœur des accusations figure le financement et l’appui logistique de Bruxelles aux garde-côtes libyens, chargés d’intercepter les embarcations de migrants en Méditerranée. Amnesty International dénonce les conditions d’accueil inhumaines auxquelles sont soumis les migrants interceptés et reconduits sur le sol libyen.

Bruxelles, de son côté, défend une coopération qu’elle présente comme indispensable pour réduire le nombre de traversées clandestines et limiter les naufrages meurtriers en mer Méditerranée. Une politique de fermeté que certains États membres réclament depuis des années face à l’inaction chronique des institutions européennes.

Une souveraineté des frontières que l’Europe peine à assumer

La question qui se pose avec acuité est celle-ci : l’Europe est-elle condamnée à choisir entre la maîtrise de ses frontières et les injonctions morales des grandes ONG internationales ? La protection des frontières extérieures de l’espace européen constitue pourtant un impératif régalien élémentaire, que tout État digne de ce nom se doit d’exercer.

Pendant que Bruxelles tergiverse sous la pression des lobbies humanitaires, ce sont les peuples européens qui subissent les conséquences d’une immigration de masse non maîtrisée, tandis que la Libye demeure un point de transit stratégique pour des filières migratoires organisées à grande échelle.

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