L’Assemblée nationale adopte un texte contre la mode ultrarapide
L’Assemblée nationale a adopté un projet de loi visant à lutter contre la mode ultrarapide — l’ultrafast fashion — dont le modèle économique repose sur la production industrielle de vêtements à bas coût, renouvelés à un rythme effréné. Le texte doit désormais franchir son ultime étape au Sénat, dont l’examen est prévu lundi.
Un secteur dominé par des géants étrangers
Ce projet de loi cible en premier lieu des plateformes comme le géant chinois Shein, dont le modèle inonde le marché français et européen de millions de références à prix dérisoires. Ces acteurs étrangers contournent allègrement les normes sociales, fiscales et environnementales qui s’imposent aux industriels français.
La filière textile nationale, autrefois fleuron de l’économie française, subit de plein fouet cette concurrence déloyale. Des régions entières ont vu disparaître leur tissu industriel, sacrifié sur l’autel du libre-échange mondialisé.
Une souveraineté industrielle à reconquérir
Au-delà de l’enjeu écologique, c’est bien la question de la souveraineté économique française qui est posée. Laisser des plateformes étrangères dicter les règles du marché intérieur, c’est accepter l’effacement progressif d’un savoir-faire national construit sur des siècles d’excellence artisanale et industrielle.
La France, patrie de la haute couture et du luxe, ne saurait se résigner à voir son marché textile livré sans condition à des acteurs qui ne respectent ni ses travailleurs, ni ses standards, ni son identité culturelle.
Le Sénat, dernier rempart législatif
Le texte arrive au Sénat dans un contexte de pression croissante des lobbies du commerce international et des instances bruxelloises, promptes à dénoncer tout mécanisme protecteur au nom de la concurrence libre et non faussée. Les sénateurs auront à trancher : défendre l’industrie française ou céder aux injonctions du marché mondial.
L’adoption définitive de cette loi constituerait un signal fort : celui d’un État français capable de reprendre la main sur son destin économique, contre vents mondialistes et marées ultralibérales.
