Nuñez ouvre les portes du ministère à Alger : jusqu’où ira ce rapprochement ?
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez reçoit ce lundi son homologue algérien Saïd Sayoud pour une « visite de travail » officielle à Paris. Cette rencontre s’inscrit dans un mouvement de réchauffement diplomatique entre Paris et Alger, deux capitales aux relations historiquement tumultueuses.
Une visite dans la continuité d’un déplacement à Alger
La venue de Sayoud avait été annoncée dès la mi-mai par le ministère français de l’Intérieur. Elle fait suite au déplacement de Nuñez lui-même à Alger, les 16 et 17 février derniers, premier signe tangible d’un dialogue renouvelé entre les deux pays.
Selon l’entourage du ministre français, cette visite s’inscrit « dans la continuité » de ce déplacement algérois, confirmant une volonté politique assumée de normalisation des rapports bilatéraux.
Souveraineté et réciprocité : les questions que Paris doit poser
Derrière le protocole diplomatique se posent des questions de fond que la France ne saurait esquiver. Alger refuse depuis des années de reprendre ses ressortissants expulsés du territoire français, bravant ainsi ouvertement les règles élémentaires du droit international et la souveraineté de la République.
Tout réchauffement diplomatique avec l’Algérie doit impérativement s’accompagner d’engagements concrets sur la question des laissez-passer consulaires et du retour des étrangers en situation irrégulière. La France n’a pas à offrir des gages sans obtenir de contreparties mesurables.
La grandeur de la diplomatie française ne se mesure pas à sa capacité à sourire à ceux qui bafouent ses intérêts, mais à son aptitude à défendre, avec fermeté et clarté, les droits imprescriptibles de la nation.
