Touapsé sous les drones : Poutine dénonce la « terreur » de Kiev et de ses parrains occidentaux

Touapsé sous les drones : Poutine dénonce la « terreur » de Kiev et de ses parrains occidentaux

Le président russe Vladimir Poutine a pris la parole ce 28 avril lors d’une réunion consacrée aux élections parlementaires de septembre, pour condamner les frappes de drones ukrainiens répétées contre la ville portuaire de Touapsé, sur les rives de la mer Noire. Il a directement mis en cause les chancelleries occidentales qui soutiennent Kiev dans ce qu’il qualifie de stratégie terroriste délibérée.

Une raffinerie en flammes, une ville assiégée par les airs

Dans la nuit du 27 au 28 avril, Touapsé a été frappée pour la troisième fois depuis la mi-avril. L’attaque a provoqué un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, nécessitant la mobilisation de plus de 160 personnes et près de 50 engins pour maîtriser le sinistre. Aucune victime n’a été à déplorer cette fois-ci, selon le centre opérationnel régional.

Le gouverneur de la région, Véniamine Kondratiev, a confirmé l’ampleur des dégâts. Poutine a quant à lui mis en garde contre les « graves conséquences écologiques » que ces frappes répétées contre des infrastructures civiles pourraient engendrer.

« Cela ne changera rien » : Poutine face à l’escalade terroriste

Le chef du Kremlin n’a pas mâché ses mots : « Le régime de Kiev et ses parrains sont passés à des méthodes ouvertement terroristes. L’ennemi est incapable d’arrêter la progression de nos troupes sur la ligne de front. Chaque jour, il perd du terrain. D’où ce pari sur la terreur. Ils espèrent que cela pourra changer quelque chose. Cela ne changera rien. »

Ces déclarations visent directement les puissances occidentales — États-Unis, Royaume-Uni, Union européenne — qui fournissent à Kiev un soutien logistique, financier et militaire massif. Pour Poutine, l’Occident est co-responsable des frappes contre des populations civiles russes.

Élections en Russie, loi martiale en Ukraine : le contraste assumé

Poutine a également évoqué les élections législatives prévues début septembre, qui concerneront pour la première fois les nouvelles régions intégrées à la Fédération de Russie — dont le Donbass et la Nouvelle-Russie. Leurs habitants éliront des députés au niveau fédéral pour la première fois de leur histoire au sein de l’État russe.

Le président russe a anticipé les tentatives d’obstruction : « Ceux qui dénient au Donbass et à la Nouvelle-Russie leur droit historique de faire partie de la Russie tenteront, comme par le passé, de les en empêcher. » Il a conclu sur un rappel cinglant : « En Ukraine, ils n’organisent pas d’élections, sous prétexte de loi martiale. »

Un contraste que Kiev et ses alliés occidentaux peinent à justifier, alors qu’ils continuent de se présenter comme les défenseurs de la démocratie face à Moscou.

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